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La SSGI opte pour la solution d’IT&T et d’Elca

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A l’issue d’une procédure de mise au concours, l’Association suisse de l’informatique des villes et des communes a choisi un projet présenté par la société Information Technology & Trust.

Par Pierre-Henri Badel

Près d’une centaine de communes seraient susceptibles d'opter pour cette solution qui englobe un volet de cyber-administration et de sécurisation des communications développé par l’entreprise lausannoise Elca Informatique. Près d’une centaine de communes suisses ont participé à sa définition et à l’analyse des projets déposés à l’issue de la mise au concours. La traduction de cette solution en français pourrait être envisagée si un nombre suffisant de communes romandes s’y intéressent.

Le cahier des charges de cet applicatif de gestion administrative pour le communes avait été établis sous la conduite du centre de prestation informatiques des cantons d’Obwald et Nidwald (ILZ) et de plusieurs représentants des membres de l’association qui regroupe les cantons d’Argovie, d’Appenzell, Berne, Fribourg, Lucerne, Nidwald, Obwald, Schaffhouse et Soleure. Dans le canton de Fribourg, la ville de Morat s’est montrée très intéressées à ce projet et s’y est aussi impliquée directement. Le cahier des charges mentionnait en particulier comme fonctions majeures le contrôle des habitants, la comptabilité financière, la facturation, le décompte des taxes et des services industriels et les salaires. A cela s’ajoute un très important volet de cyber-administration et de guichet virtuel. Cette mise au concours répondait aux règles de l’attribution des marchés publics de l’OMC.

 

Huit candidats répondent à l’appel d’offre

L’association suisse de l’informatique des villes de des communes (SSGI) reconnaît que la qualité des projets présentés était très intéressante. Ils répondaient aux critères fixés dans le cadre du cahier des charges et englobait une architecture moderne axée sur les services. Au total, 190 communes se sont jusqu’ici intéressées par cette solution sur les 290 que comptent l’association. L’évaluation des projets présentés se déroula en collaboration avec l’ensemble des communes membres de l’association. Au total, ne sont pas moins de 90 délégués qui y ont participé.

L’applicatif Newsystem Public de la société Information Technology & Trust AG de Rotkreuz, une filiale de l’entreprise allemande Infoma Software Consulting depuis deux ans, remporta l’adhésion du jury en raison de sa productivité de ses fonctionnalités. Il s’agit d’une implémentation basée sur le produit Dynamics NAV de Microsoft. Le noyau actuel du système de cyber-administration sera entièrement retravaillé. Cette partie est en réalité réalisée par la société Elca Informatique.

 

Un important travail d’intégrateur

L’entreprise lausannoise est en charge de deux composants majeurs de la solution proposée dans le cadre de cet appel d’offre. Le premier a trait à la partie visible de la cyber-administration. Il sera développé sur la base de la technologie web .NET de Microsoft qui permettra aux citoyens de se connecter en ligne directement sur les processus administratifs de manière interactive. L’autre composant devant être élaboré par Elca est constitué par le bus ESB (Enterprise Service Bus) qui est chargé de l’intégration des principales fonctions du logiciel Newsystem Public, le produit d’Information Technology & Trust dans l’infrastructure existante de l’administration public. Le rôle du module ESB est en réalité de garantir l’échange des données entre les communes, avec les cantons et la Confédération. Il sera basé sur une architecture de type SOA définie dans les référentiels eGov et eCH élaborés par la Confédération en matière de cyber-administration.

Pour tenir compte de la tendance actuelle en matière d’externalisation de l’informatique, les administrations publiques pourront faire tourner la solution dans un centre de calcul et en fonction de son utilisation (SAS).

Par ailleurs, Elca informatique créera une couche d’intégration basée sur Biztalk de Microsoft ainsi que le nouveau guichet virtuel pour le traitement des démarches auprès des autorités sur Internet, y compris l’authentification à l’aide d’une clé SuisseID, ainsi que le trafic des paiements sécurisé permettant aux citoyens de commander des documents directement en ligne plutôt que de devoir se rendre dans les bureaux de l’administration communale.

 

Les communes copropriétaires de la solution

La SSGI bénéficiera d’une clause de copropriété des sources du logiciel. Les membres qui opteront pour cette solution pourront réaliser des économies sur le long terme car ils n’auront pas à payer de frais d’investissement au départ pour les licences et les travaux de migration et de développement du projet. En outre, ils seront indépendants de toute société de services.

Bien que spécialisées dans les logiciels pour les communes, les sociétés Nest et Ruf Informatik n’ont pas participé à cet appel d’offre public. La première justifie cette décision par l’exigence de copropriété des sources, ce qu’elle ne pouvait pas garantir en raison de l’origine de certaines technologies qu’elle utilise pour développer ses solutions. Un point du vue qui étonne la SSGI car cette société propose sa solution de gestion des impôts dans différents cantons sur une base de copropriété.

De son coté, Ruf a motivé sa décision par le très large éventail de fonctionnalité de sa solution, ce qui n’a pas pu être prouvé, indique pour sa part la SSGI, en raison de son manque de collaboration dans le cadre de cet appel d’offre. Comme ces deux entreprises n’ont pas répondu à cet appel d’offre, l’association estime en l’occurrence qu’il est donc pas nécessaire de poursuivre la polémique sur cette question. Le début des travaux de migration peuvent donc commencer. Les communes qui seraient intéressées à utiliser cet applicatif peuvent le faire en adhérant à l’association. Selon le cahier des charges élaboré par la SSGI, la sortie de la version définitive du logiciel pour les membres de la SSIG est en principe prévue pour fin 2012.

 

Pour bientôt en Suisse romande?

Ce logiciel n’est pas encore traduit en français, mais le programme est conçu de manière à pouvoir être proposé dans une autre langue. Dans le canton de Fribourg, la commune de Morat s’y est montrée intéressée. Cela ne veut pas encore dire qu’elle le fasse réellement. Lukas Fässler, président de la SSGI verrait d’une très bon œil des communes francophones rejoignent l’association.

De son côté, Mathias Steier, directeur des ventes de la société Information Technolgy & Trust, espère que quelques communes romandes viennent et étoffer les rangs des utilisateurs de la solution Newsystem Public. Celle-ci est déjà installée dans une version plus simple que celle définie par le cahier des charges dans les villes de Baden, de Zoug et 11 communes de ce canton, ainsi qu’à Lucerne. «Si le potentiel s’avère suffisant, nous ne manquerons pas de le faire» assure-t-il. «Mais de préférence si une association de communes se constitue en vue d’opter pour cette solution. Dans ce cas, nous ouvririons une filiale en Suisse romande, ou tout au moins nous trouverons un partenaire sur place pour s’en occuper» poursuit-il.

Pour en savoir plus: www.itt.ch

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