Chaque fois que l’on a besoin de charger ou décharger des matières ou matériaux encombrants ou pesants, les chauffeurs de camion apprécient de pouvoir bénéficier de l’aide bienveillante d’une grue embarquée. Elles ont sensiblement gagné en performance et facilité d’utilisation au cours de ces dernières années.
Pierre-Henri Badel
Dans les missions de logistique des services communaux, il est souvent nécessaire de transporter des marchandises d’un lieu à l’autre au moyen d’un camion ou d’un petit transporteur, que ce soit des objets lourds et encombrants que la voirie doit débarrasser, des matériaux de construction, des poteaux électriques ou téléphoniques, des transformateurs, une fontaine, des bacs à fleurs, des barrières, estrades, tentes, etc. On peut bien charger et décharger ces équipements manuellement, mais leur poids représentent souvent une contrainte incompatible avec les directives d’une gestion soucieuse de la santé des travailleurs.
Un petit luxe pas superflu
«L’intérêt des grues embarquées est surtout que l’on peut les installer facilement, même après coup» note François Guignard, de la société Mobas SA qui importe en Suisse les grues Terex. Une telle installation coûte entre 4000 et 5000 francs pour un petit véhicule et jusqu’à 10 000 francs et plus pour un gros cube, en sus du prix de la grue elle-même. Un tel investissement s’avère pourtant extrêmement rentable déjà par le fait qu’un tel équipement permettra d’améliorer le rendement du travail sur le terrain, une seule personne suffisant dès lors à assurer le chargement, le transport et le déchargement d’objets lourds et encombrants.
Différentes solutions possibles
Si l’on procède à l’installation d’une grue embarquée sur un véhicule qui roule déjà depuis quelques années, il faudra prévoir un groupe électro-hydraulique qui fournira la puissance nécessaire à la grue pour que celle-ci puisse soulever les charges que l’on suspend à son crochet. «Le choix de la solution dépend de la place disponible, de la puissance de la grue et de celle du véhicule» précise en l’occurrence François Guignard. «Nous avons même eu l’occasion de réaliser un entraînement autonome pour une grue avec un petit moteur à explosion indépendant mais cela reste, il est vrai, encore très rare» poursuit-il.
Lorsque le montage d’une grue embarquée est prévu dès l’origine, la solution la plus élégante consiste naturellement à brancher la pompe à huile directement sur l’arbre de la boîte à vitesse du moteur du véhicule. L’entretien de la grue embarquée et de son système de commande revêt aussi toute son importance. Il faudra donc bien se renseigner sur la fréquence des services à effectuer et donner la préférence aux systèmes nécessitant que très peu d’entretien.
Pas d’implantation réellement préférentielle
Il existe des camions sur lesquels la grue embarquée peut se situer soit à l’avant, soit à l’arrière. Ces deux configurations ne présentent pourtant pas d’avantage essentiel l’une par rapport à l’autre. «Sur les gros poids lourds, il est plus facile d’installer une grue à l’arrière du véhicule car l’on bénéficie alors de plus de place pour le montage» poursuit François Guignard. Et si l’on implante la grue à l’avant, la méthode de chargement sera différente de ce qu’elle serait avec un équipement installé à l’arrière. Située derrière la cabine, la grue sera un peu mieux équilibrée qu’à l’arrière, ce qui se ressentira essentiellement quand l’arrière du pont se trouve en porte-à-faux et que l’on doit charger et décharger des objets assez éloignés de l’axe de giration de la grue.
Mais quelle que soit la manière dont va se faire l’installation, il faudra veiller à avoir un point de fixation suffisamment rigide pour ne pas prendre de risque quand on charge ou décharge des objets très lourds. Et la puissance de la pompe hydraulique se révèle également déterminante pour la rapidité des déplacements du bras.
Des trésors d’inventivité
Au fil des ans, les fabricants de grues ont poursuivi d’importants efforts pour réduire l’encombrement des bras articulés et sur leur mode de débattement, tout en leur permettant cependant d’atteindre chaque recoin du pont des camions. La longueur de déploiement reste donc toujours l’un des principaux défis à relever. Une fois repliés en position de repos par contre, ces bras s’avèrent très ramassés.
Tout le secret d’une bonne grue passe aussi par une observation attentive des moindres détails. La protection des flexibles hydrauliques n’est pas le plus banal, tout comme la qualité des vérins et la robustesse des stabilisateurs. C’est d’ailleurs pour ces raisons que le nombre de fabricants de grues embarquées n’a pas explosé ces dernières années, bien au contraire. On les compte aujourd’hui sur les doigts de la main lorsqu’il s’agit de recenser les marques actives sur le plan international. Celles-ci proposent toutes un large éventail de modèles qui répondent aux principaux besoins du marché.
La commande, mais aussi une riche panoplie d’accessoires
Les bonnes vieilles commandes réalisées sous forme de leviers qui agissaient directement sur le circuit hydraulique ont été peu à peu remplacées par des boîtiers électroniques qui intègrent des fonctions de régulation des mouvements et des charges soulevées par la grue. Cela accroît la sécurité lors des manœuvres et permet de travailler de manière optimale. Des boîtiers de radio-commande, proposés généralement en option, permettent en outre à l’opérateur de se placer à l’endroit d’où il aura la meilleure vision sur l’opération de chargement et de déchargement. Il peut aussi se reculer pour se tenir quelque peu à distance quand il manœuvre des charges particulièrement lourdes et dangereuses.
Tous les fabricants de grues proposent également une large panoplie d’accessoires, qu’il s’agisse de grappins, fourches à palettes, godets de chargement, treuils à câble et même nacelles permettant à une personne d’intervenir en hauteur, par exemple pour changer les ampoules des candélabres ou enlever les décorations de Noël.
Tableau de quelques grues embarquées disponibles sur le marché suisse
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Fabricant |
Modèle |
Déploiement horizontal maximum (m) |
Couple maximum (mt) de levage |
Agent suisse |
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Terex |
116 A1 116 A2 116 A3 116 A4L 111 A5L |
7,02 8,81 10,50 14,20 16,34 |
11,6 11,3 11,05 10,1 9,5 |
Mobas SA 1026 Echandens Tél. 021 703 03 00 www.mobas.ch |
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HMF |
340-K1 340-K2 340-K3 1430-K1 1430-K2 1430-K3 1430-K4 |
4,4 5,7 7,1 6,2 8,3 10,4 12,7 |
3,2 3,2 3,2 13,5 13,0 12,6 12,2 |
Haneter Kran AG 8712 Stäfa Tél. 043 477 22 00 www.haneter-kran.ch |
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Ferrari |
310 315 317 322 326 330 350 515 523 530 540 541 551 550 560 561 571 581 |
2,79 2,79 2,79 4,17 4,19 4,25 5,91 4,55 4,55 7,4 7,9 9,31 9,35 7,9 8,75 10,45 12,25 13,75 |
0,93 1,23 1,42 2,0 2,38 2,75 3,45 1,4 2,1 2,65 3,83 4,1 4,65 4,7 5,9 6,7 7,3 7,9 |
Krantechnik Hydraulik GmbH 8620 Wetzikon Tél. 044 932 26 32 www.krantech.ch |
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Palfinger |
PK 2900 PK 3400 PK 4200 PK 4501 PK 5001 PK 6500 PK 6501 PK 7001 PK 8500 PK 9002 PK 10000 |
6,4 9,8 9,8 11,1 11,1 9,6 11,2 11,2 13,3 14,1 12,4 |
2,5 3 4 4,4 4,9 5,8 5,9 6,6 5,6 9,1 9,5 |
Bernard Frei 2114 Fleurier Tél. 032 867 20 20 www.bernardfrei.ch |






