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La Suisse n'est plus lanterne rouge

En moyenne, 82% des vingt plus importants services publics sont intégralement proposés en ligne dans les pays européens. La Suisse a abandonné sa position de lanterne rouge qu'elle détenait dans la précédente étude comparative, mais a encore des progrès à faire en matière de transparence.

 

 

Pierre-Henri Badel, adi-presse

Les pays européens les plus avancés en matière de cyber-administration sont l'Autriche, l'Italie, Malte, le Portugal et la Suède, revèle une enquête réalisée par Capgemini, le Rand Europe Institut, la cabinet d'étude de marchés IDC et l'Institut danois de la technologie sur mandat de la commission européenne. Le niveau moyen de disponibilité des services publics proposés en ligne a également progressé. Chypre et la Grèce ferment la marche du classement des 32 pays ayant répondu à cette enquête.

Cette nouvelle enquête montre en particulier que la Suisse a fait des progrès significatifs par rapport à la précédente enquête réalisée en 2009. En dépit des progrès réalisés, le niveau de disponibilités des services en ligne de la Confédération helvétique est encore inférieur à la moyenne européenne. La Suisse atteint 85% sur l'échelle des services disponibles en ligne, alors qu'en 2009, ce taux était encore 18% inférieur.

Le gouvernement helvétique admet que des progrès sont encore possibles en Suisse dans une enquête qu'il vient de publier à ce sujet.

 

Amélorer la transparence

D'importants efforts doivent encore être réalisés en matière de convivialité des services de cyber-administration, notent les auteurs de cette enquête européenne. La Suisse est très bien placée en ce qui concerne les critères de protection des données et de  niveau de satisfaction des utilisateurs, mais elle a encore a faire des progrès en matière de transparence. Si on la compare aux autres pays européens, le fossé est encore profond.

L'avis des auteurs de cette étude comparative en ce qui concerne les portails Internet s'avère par contre très positif et surpasse la moyenne européennes sur tous les aspects de ce critère. La présentation des portails est très fortement axée sur les besoins des citoyens et la mise en réseau des différentes offres a été très bien appréciéepar les analystes. Sur ce point, la Suisse est même mieux placée que ses voisins directs que sont l'Allemagne et l'Autriche. La convivialité des portails est jugée satisfaisante.

 

Des lacunes encore sensibles dans les approvisionnements

Même si des améliorations ont été constatées en ce qui concerne les processus électroniques en matière d'approvisionnement, avec un résultat de 64%, la Suisse se retrouve dans le tiers inférieur du classement, mais c'est déjà mieux que les 41% de la précédente comparaison européenne. Des possibilités d'amélioration ont surtout été constatées dans les procédures qui précèdent l'attribution des marchés. La Suisse se retrouve clairement en queue de classement en ce qui concerne l'annonce des appels d'offre.

 

L'évaluation est essentielle

Il ne suffit pas de lancer un portail Internet pour croire que tout est parfait. La Suisse a développé une méthode appelée Utilitas qui teste les aspects de la modernisation, les économies, de l'optimisation des processus, de l'amélioration de la qualité et le respect des procédures légales et organisationnelles. Pas moins de 45 services de cyber-administration ont ainsi été analysées de cette manière en 2010. Sur ce nombre, 26 ont été considérées comme apportant des avantages certains en matière de rentabilité. Et 14% des offres testées ont été moins bien notées sous cet aspect. Cette méthode d'analyse qualitative va encore être développées au cours de ces prochaines années en ce terme d'applications.


Une réorientation nécessaire

Bien que les résultats de cette enquête s'avèrent prometteurs, il s'agira de mieux ancrer les projets en cours dans le courant de ces prochaines années et de renforcer leur aspect générique. Selon les auteurs de cette enquête, de progrès doivent encore être réalisés en ce qui concerne une meilleure coordination entre les efforts déployés par la Confédération, les cantons et les communes.

Il s'agit aussi de tenir compte des mutations que l'on constate dans la société en raison des connaissances toujours accrues dont disposent les citoyens. Ceux-ci ne sont pas uniquement concernés par l'administration gouvernementale, ils veulent aussi développer des relations interactives avec celle-ci.

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