La puissance engendrée par le vent et les vagues n’est pas aussi facilement profitable à l’humanité.
L’énergie issue du vent et des vagues n’est disponible que de manière limitée, alors que celle engendrée par le soleil est en mesure de couvrir à plus long terme les besoins de l’humanité. Telle est la conclusion d’une étude réalisée par des chercheurs de l’Institut Max-Plank de Jena (Allemagne). Par rapport à l’énergie nucléaire, les énergies issues de sources naturelles sont moins risquées, renouvelables et n’ont pas d’incidences sur le climat.
Jusqu’ici, les limites naturelles de la production d’énergie à partir de sources naturelles n’ont jamais fait l’objet d’études approfondies. Les chercheurs de l’institut allemand ont calculé que la capacité de la Terre à produire de l’énergie est limitée à environ 1000 Terawatts. «Seuls environ 0,6% des quelques 160’000 Terawatts d’énergie solaire qui atteint la surface de la Terre par rayonnement naturel peut être exploitée», admet Axel Kleidon, directeur du groupe de recherche.
Certaines énergies renouvelables butent rapidement sur des limites. Les vagues sont provoquées par le vent, ce dernier se lève indirectement en raison de différences de gradients thermiques et finalement donc aussi de l’énergie solaire. Compte tenu du faible taux de conversion de l’énergie solaire, le vent et les vagues ne peuvent être générées qu’en quantité limitée.
Le potentiel de l’énergie solaire est plus prometteur que celui des autres sources naturelles, estiment les chercheurs de l’institut. La photosynthèse des plantes ou les parcs solaires peuvent exploiter directement la lumière du soleil pour produire de l’énergie. Si les rayons du soleil frappent la terre sans encombre, une grande partie de cette énergie est perdue. Jusqu’ici, seuls 5% de l’énergie solaire disponible a été utilisée par les hommes. Le potentiel de cette source énergétique est donc encore très important, considèrent les chercheurs de l’institut.






