Le soutien de la Suisse à l'euro et au dollar met à mal les résultats de la Banque nationale suisse et les comptes des cantons.
La Banque nationale suisse (BNS) a payé un lourd tribu à la lutte contre la surélévation du franc suisse par rapport aux monnaies de ses principaux partenaires commerciaux. Les achats de devises étrangères par la banque centrale helvétique ont atteint près de 26 milliards de francs. La plus-value de l'or, qui a atteint quelque 6 milliards de francs, a par chance atténué ses pertes nettes qui ne s'élèvent dès lors plus qu'à 21 milliards de francs. Du coup, elle a décidé de ne plus verser de dividende aux cantons en 2012, ce qui fait naturellement grincer des dents leurs responsables des finances.
En raison de l'absence de ces versements de la BNS, qui représente en général environ 6% de leurs recettes, ils auront naturellement de la peine à équilibrer leur comptes de l'année prochaine. Pascal Broulis, qui tient les cordons de la bourse du canton de Vaud, et Charles Juillard, son homologue jurassien, sont déjà montés au front pour se regimber contre cette mesure.






