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Mieux promouvoir l'intégration et lutter contre la pauvreté

Pour les villes suisses, lutter efficacement contre la pauvreté exige davantage d'intégration, de coordination et de prévention. La Confédération doit assumer la responsabilité générale de la lutte contre la pauvreté.

Les villes financent une part déterminante de la sécurité sociale par le biais de l'aide sociale. Elles disposent en même temps d'une grande expérience des problèmes sociaux et des mesures de politique sociale. Les villes font volontiers valoir cette compétence dans la discussion sur la stratégie de la Confédération en matière de lutte contre la pauvreté. Selon l'organisme L'Initiative des villes: Politique sociale qui regroupe les principales grandes villes de Suisse, lutter contre la pauvreté nécessite de développer en priorité une politique sociale conçue pour durer, impliquant notamment des efforts d'intégration plus globaux, une meilleure coordination et une prévention efficace.

Dans sa stratégie de lutte contre la pauvreté, la Confédération met l'accent sur l'optimisation des mesures d’insertion ou de réinsertion sur le marché du travail. Pourtant, aussi loin qu'on puisse prévoir, le marché du travail ne pourra pas absorber tous les demandeurs d'emploi. Bien des gens n'ont aucune chance sur le marché du travail actuel, et cette problématique doit faire l'objet d'un débat au niveau politique. Toutes les personnes touchées par la pauvreté doivent pouvoir participer à la vie sociétale, ce qui implique, selon les villes, non seulement de viser l'insertion sur le marché du travail mais aussi de promouvoir à égalité des mesures d'intégration sociale. Il convient en outre de solliciter les employeurs, via des incitations et des directives, afin qu'ils engagent aussi des personnes à plus faible capacité de travail.

En Suisse, pour des raisons historiques, le système de la sécurité sociale est fortement segmenté. Plusieurs assurances sociales et les trois niveaux étatiques fédéral, cantonal et communal fournissent des prestations différentes qui pêchent par leur manque de coordonnation. Il est donc nécessaire d'avoir une vue d'ensemble. Plutôt que d'apporter des corrections comme cela a été réalisé au cours de ces dernières années que pour des motifs financiers, il faut d'abord définir les objectifs de la politique sociale en partant des risques de pauvreté. Après quoi on pourra débattre du financement. Dans ce processus, la Confédération doit assumer la direction générale, estime L'intitiative des villes en matière de politique sociale, et mieux coordonner le système – en associant également les villes.

Si l'on veut lutter contre la pauvreté dans une optique durable, cela implique d'élaborer une politique de prévention efficace. La question sociale doit être élargie et intégrer notamment les secteurs de la santé et de la formation. Les villes déployent déjà beaucoup d'efforts dans ce domaine, par exemple dans l'éducation de la petite enfance pour éviter que la pauvreté ne se transmette de génération en génération, et dans l'accueil extra-familial des enfants afin de concilier famille et travail.

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