Depuis 2004, le transfert des routes cantonales en traversée de localité génère un report de charges difficile, voire impossible, à assumer pour de nombreuses communes.
L'Union des communes vaudoises (UCV) a tenté à plusieurs reprises de négocier sans succès avec le canton soit une remise en l'état de ces tronçons, préalable à leur transfert, soit une subvention des ouvrages d'art situés sur ce périmètre. Elle estime aujourd'hui qu’une solution propre à favoriser l’entretien de ces infrastructures sans déséquilibrer les budgets communaux doit impérativement être trouvée.
Les communes peinent en effet à comprendre la raison pour laquelle le Conseil d'Etat refuse de contribuer à ces coûts, alors que le canton budgétise plusieurs dizaines de millions chaque année au titre de redevance sur le trafic des poids lourds liés aux prestations (RPLP).
La plupart des cantons ont choisi de rétrocéder une partie du produit de la RPLP à leurs communes. Vaud est l’un des rares cantons à ne pas réaffecter à la route une partie de la RPLP et à diminuer depuis des années les crédits pour l’entretien des routes et des ouvrages d’art.
L'Etat considère en effet que la solution financière à disposition des communes est la péréquation horizontale. L'UCV estime cet argument fallacieux: avec la péréquation, ce sont les communes qui paient. En outre, cette diminution des charges routières n'intervient que lorsque les frais engagés dépassent le revenu de huit points d'impôt de la commune concernée.






