Les édiles communaux entendent lancer une réflexion sur le découpage de leur territoire en vue de simplifier l'organisation des pouvoirs publics.
Le groupe de travail de l’Association des communes neuchâteloises (ACN) estime que l’objectif de la réforme des institutions communales consiste à préserver leurs compétences actuelles et de leur en attribuer de nouvelles. Il s’agit par ailleurs de s’assurer que ce qui peut être effectué au niveau des communes doit être maintenu dans le giron de leurs compétences.
Pour ce qui est du découpage des limites territoriales des communes, le groupe de travail considère que cette question doit faire l’objet d’un large débat avec l’ensemble des communes. Il s’agit en réalité de diminuer sensiblement le nombre de syndicats intercommunaux et autres structures intercommunales.
Toujours selon ce groupe de travail, la taille critique des communes devrait atteindre environ 10 000 habitants, seul moyen de pouvoir instaurer un appareil exécutif capable d’assurer toutes les tâches afférentes à la bonne gestion d’une commune de manière professionnelle.
Selon le comité de l’ACN, c’est maintenant au tour des élus d’instaurer des états généraux des communes dont le rôle serait d’approfondir les conclusions des réflexions du groupe de travail, de les confirmer ou de les adapter. Il s’agira ensuite de chercher une voie politique en vue de concrétiser les grands principes d’une réforme que les responsables de l’association des communes neuchâteloises entendent de leurs vœux.
Le prolongement de ces réflexions porte essentiellement sur le suivi dans la réalité du terrain. Le comité de l’ACN entend associer les conseillers communaux, les membres du Conseil d’Etat et du grand Conseil du canton de Neuchâtel, ainsi que des membres des Conseils généraux des communes. C’est au sein de cette entité que se dérouleront les débats touchant aux propositions qui seront développées au niveau du comité de pilotage.






