Plus de 20 organisations ont déposé une initiative fédérale en faveur du développement des transports publics en Suisse.
Plus de 140’000 signatures authentifiées ont été remises à la Chancellerie fédérale. Le nombre élevé de signatures récoltées en faveur de cette initiative populaire démontre l'importance qu'accorde la population suisse à la qualité et à l'efficacité des transports publics.
Une nouvelle clé de répartition
Les transports publics ont atteint la limite de leur capacité estime l'Association transport et environnement (ATE), initiateur de cette initiative. Selon elle, il est indispensable d'étendre le réseau ferroviaire. Le texte de l'initiative propose un mode de financement permettant d'accélérer la construction du réseau. Selon la nouvelle clé de répartition proposée prévoit qu'après déduction de la part revenant à la Caisse fédérale générale, le solde des recettes provenant de la taxe sur les huiles minérales soit affectée à parts égales aux transports publics et aux transports routiers. Aujourd’hui, 75% de ces recettes reviennent au trafic routier et seulement 25% aux transports publics.
Agir dès aujourd'hui pour le bien des futures générations
«Si nous voulons que le réseau ferroviaire suisse réponde aux exigences des générations futures, c'est maintenant qu'il nous faut agir», a déclaré Franziska Teuscher, présidente centrale de l'ATE, lors de la remise des signatures à la Chancellerie fédérale. «Qui plus est, l'initiative apporte une importante contribution à la politique climatique, en ce sens qu'une extension du réseau ferroviaire permettra à davantage de personnes de se déplacer en train plutôt qu'en voiture».
«La qualité du service public en matière de transports publics ne pourra être maintenue que si l'on dispose de moyens financiers suffisants», a ajouté Giorgio Tuti, président du syndicat du personnel des transports SEV.
Hans-Peter Fricker, directeur du WWF Suisse a relevé l’importance de la politique des transports pour le climat. «C'est la raison pour laquelle le WWF essaie de convaincre la population suisse à préférer le train à la voiture. Toutefois, elle ne le fera que si l'offre est adéquate».
«L'initiative arrive à point nommé», a précisé de son côté Roger Nordmann, conseiller national PS. «Le Conseil fédéral et le Parlement ne sont pas pressés de proposer des solutions de financement de rail 2030. Sans la pression d'une initiative populaire, il est à craindre qu'ils ne repoussent cette question aux calendes grecques.» Si l’initiative est approuvée, la route et les transports publics seraient pour la première fois sur le même pied d’égalité en ce qui concerne le financement de l’infrastructure, a ajouté de son côté Ueli Leuenberger, président des Verts.






