La Commission de la concurrence ne veut pas que les deux filiales des groupes français et néerlandais fusionnent leurs filiales helvétiques respectives. L'un ou l'autre des opérateurs va-t-il abandonner la Suisse, comme l'évoquait récemment Christoph Brand, patron de Sunrise (photo)? La question reste ouverte.
La décision de l'autorité de serveillance du marché considère qu'une reprise de Sunrise par Orange risque de créer un duopôle trop puissant pour que les consommateurs puissent bénéficier des avantages de la libre concurrence sur le marché de la téléphonie. Une crainte bien réelle de par leur position dans un secteur où la concurrence a de la peine à faire baisser les coûts des télécommunications, encore plus élevés que chez nos voisins européens. Aucun des trois opérateurs majeurs actifs en Suisse n'a, pas exemple, répercuté les baisses de prix d'itinérance comme l'a imposé l'Union européenne. Tant France Télécom que l'opérateur néerlandais TDC, propriétaire de Sunrise, ont regretté cette décision de la Commission de la concurrence (Comco), arguant qu'en fusionnant leurs filiales, elles auraient alors le moyen de faire pression sur les coûts et stimuler réellement la concurrence sur le marché suisse.






